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Auto : Les constructeurs français plus rentables que les allemands




Boom du chiffre d’affaires, du résultat d’exploitation, des marges. sur les 6 premiers mois de 2018, les Français ont affiché des résultats à faire pâlir d'envie Volkswagen et consorts, selon une étude comparative de la filiale allemande du cabinet EY.

Un chiffre d’affaires en hausse de 40% au premier semestre, un résultat d’exploitation qui bondit de 15%, une capitalisation boursière qui grimpe de 38%, ces résultats financiers ont plus à voir avec le monde du luxe qu’avec les constructeurs généralistes. Et pourtant. Ce sont bien ceux de Renault et PSA au premier semestre.

PSA en grande forme financière

Dans sa dernière étude, la filiale allemande du cabinet d'audit EY met en avant le bond spectaculaire des constructeurs français depuis le début de l’année. Si Volkswagen reste le premier constructeur mondial en nombre de vendues (5,2 millions), le dynamisme financier se situe de l'autre côté du Rhin. Et particulièrement à Sochaux, dans le Doubs, berceau de Peugeot. PSA tire en effet les bon(d)s résultats de l’automobile tricolore.

Au premier semestre, le chiffre d’affaires de PSA a bondi de 40% par rapport à l’année précédente. La capitalisation boursière du groupe a progressé dans les mêmes proportions: +38%, par rapport à la toute fin 2017.

"A la fin des années 2000, le marché européen, et notamment les pays les plus importants pour Peugeot, se sont effondrés. La marque était aussi dans un creux produit, tout en souffrant d’une structure de coûts fixes très élevés, nous confiait il y a quelques semaines François Jaumain, associé en charge de l’automobile chez PwC. Peugeot rencontre maintenant une conjonction de facteurs favorables. Le plan produit est très bon, avec des nombreux SUV dans un marché européen en croissance, la marge opérationnelle est historique, les taux d’utilisation des usines sont élevés. L’automobile reste un produit de séduction, le design des modèles était donc crucial".

Grâce au rachat d’Opel l’année dernière, PSA bénéficie aussi désormais de sa taille dans les négociations avec les fournisseurs, afin de réaliser des économies d’échelle.

"Une partie de ces bons résultats fait suite au rachat d'Opel, qui est pratiquement aussi gros que Citroën, puisque l'étude compare les résultats du 1er semestre 2017, avant le rachat, à ceux après le rachat, au 1er semestre 2018, résume Jean-François Belorgey, associé responsable de l'automobile chez EY. Quand un constructeur devient plus gros, l'effet taille est tout de suite concret, avec des économies d'échelle, par exemple dans les frais d'études, dans les achats. L'étape suivante, c'est l'utilisation de pièces communes".

Des modèles best-sellers

La méthode Tavares semble donc avoir payé, avec une marge élevée sur les véhicules. A fin juin, en Europe, 82% des 3008, 85% des 5008 étaient vendus avec les finitions les plus élevées, donc les plus chères. Idem sur des modèles plus petits: plus d’une 308 sur deux est ainsi achetée dans les finitions les plus élevées, et dans la finition haut de gamme GT Line.

Au premier semestre, la croissance du résultat d’exploitation de PSA était donc supérieure à celle du résultat de Volkswagen: +11%, contre une baisse de 8% pour la marque allemande. La marge d’exploitation de l’Allemand croit en revanche plus vite, avec une hausse de 6,8%, devant Renault (+6%) et PSA (+5,3%).


Les tensions internationales pèsent sur les marques allemandes

Les marques françaises ont aussi été moins impactées que les Allemands par la guerre commerciale entre Donald Trump, la Chine et l’Europe. Le second semestre a ainsi marqué un coup d’arrêt pour les constructeurs allemands. En juin, Daimler avait ainsi lancé un avertissement sur ses résultats financiers, suite aux difficultés commerciales avec les Etats-Unis.

Volkswagen continue de son côté de rebondir après le dieselgate, alors que les provisions pour faire face au scandale s’accumulent. Les chiffres d’EY ne concernent que la marque, et non le Groupe, qui compte lui les marques premium et de luxe comme Audi ou Porsche.

"Les constructeurs allemands étaient très présents dans le diesel, peut-être encore plus Daimler que les autres, poursuit Jean-François Belorgey. Or, les politiques d'interdiction des véhicules diesel ont eu un effet, alors que ces voitures étaient plus rentables que les essence, avec des marges plus importantes sur chaque véhicule".

Les constructeurs allemands mènent aussi des investissements très lourds dans l'électrique, un domaine où ils sont partis un peu plus tard que des marques comme Renault. Les investissements massifs dans les nouvelles mobilités, la voiture autonome, pèsent aussi très lourds dans les résultats.


Source :

https://www.bfmtv.com/economie/automobile-selon-une-etude-allemande-les-constructeurs-francais-surpassent-les-allemands-1510129.html#page/contribution/index

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